Il est 19 heures passées. Les équipes ont passé la journée à arbitrer des priorités commerciales, à sécuriser des contrats, à gérer des urgences bien concrètes. Dans ce contexte, l’énergie arrive souvent en fin de pile. Non par désintérêt, mais par manque de temps, de bande passante et parfois de clarté. Résultat, les décisions énergétiques sont repoussées, oubliées ou laissées aux mains de nos vieux réflexes ou vieilles habitudes.
Ce fonctionnement est compréhensible. Mais il est aussi coûteux.
L’inaction énergétique, ce coût invisible
L’énergie n’est plus une charge stable que l’on subit passivement. Elle est devenue une variable mouvante, exposée aux marchés, aux taxes, aux régulations et aux crises géopolitiques. En 2026, continuer à gérer ce sujet “quand on aura le temps” revient à accepter une forme de pilotage à vue. Et dans un environnement instable, ce choix est rarement synonyme de performance.
Nous avons constaté que 85% des entreprisent ne renégocient pas leurs contrats énergétiques avant plusieurs années, parfois cinq ou plus. Pendant ce temps, les conditions de marché évoluent, les opportunités passent, et les surcoûts s’installent. L’inaction devient alors la ligne budgétaire la plus chère de toutes, précisément parce qu’elle n’apparaît nulle part.
Anticiper plutôt que subir : pourquoi attendre la prochaine crise est un pari perdant
La question n’est plus de savoir si une nouvelle crise énergétique surviendra, mais quand. Attendre qu’elle arrive pour agir, c’est accepter que la stratégie soit dictée par l’urgence. Dans ces moments-là, on ne choisit pas. On subit.
À l’inverse, les entreprises qui anticipent reprennent la main. Elles prennent des décisions à froid et construisent une trajectoire cohérente avec leur activité. L’anticipation n’est pas une posture prudente, c’est un levier de compétitivité.
Factures, taxes, volatilité : quand l’énergie devient un adversaire économique
Chaque année, la facture énergétique grimpe un peu plus. Prix de l’énergie, fiscalité, frais annexes, mécanismes de marché, tout concourt à transformer un poste longtemps secondaire en véritable sujet de direction générale.
Beaucoup d’entreprises constatent la hausse sans réellement l’attaquer. Elles réagissent... Pourtant, comprendre la mécanique des coûts, identifier ce qui relève du marché et ce qui relève de choix internes, permet déjà de sortir d’une logique défensive. L’énergie cesse alors d’être une fatalité pour redevenir un sujet de décision.
Des économies réelles sans investissements lourds : un mythe ?
Contrairement à une idée tenace, la transition énergétique ne commence pas nécessairement par de lourds investissements. Dans de nombreux cas, des économies significatives peuvent être réalisées grâce à des actions simples, rapides et concrètes.
Jusqu’à 30 % d’économies sont parfois accessibles en optimisant l’existant, à condition de savoir où regarder, quoi prioriser et dans quel ordre agir. Sans accompagnement, ces leviers restent invisibles ou sous-exploités.
Sans pilote, pas de trajectoire
Dernier point, souvent le plus sensible. Qui pilote réellement la transition énergétique dans l’entreprise ? Qui en a la vision globale, le temps et la légitimité ?
Dans beaucoup d’organisations, la réponse est floue. Le sujet circule entre plusieurs fonctions sans jamais s’ancrer durablement. Or, sans pilote clairement identifié et sans trajectoire, la transition reste une intention. Pas une stratégie.
L’accompagnement permet précisément de structurer ce pilotage, de rendre les décisions lisibles pour la direction et les équipes. Il transforme un sujet anxiogène en chantier maîtrisé.
Convaincre sa direction d’investir dans l’accompagnement énergétique n’est jamais simple. Se convaincre soi-même ne l’est pas davantage. Pourtant, à l’heure où chaque euro est scruté, la vraie question n’est plus de savoir combien cela coûte, mais combien coûte l’absence de décision.
En 2026, la transition énergétique n’est plus une option une assurance stratégique face à l’incertitude. Alors si la bonne résolution de votre entreprise était de prendre ce problème a bras le corps ?
Reste alors une question, volontairement simple, presque inconfortable : si ce n’est pas maintenant, ce sera quand ?